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MONTHERLANT Renfrogné contre une pile du Pont-Neuf, En demi-jour, quart de profil & regardant Par delà le fleuve le soleil descendant, Ou nulle part, hâve en ce noir complet neuf Lequel rappelait des Auligny le sang veuf Et les gloires recluses, front haut hésitant Entre crânerie & aspiration d'antan, De Paris vous poursuiviez à la Rutebœuf, Les inclinaisons au bouge et à séduire, Libre, assurant que votre art à réduire Les rameaux lexicaux, du pur classicisme Empruntait les pas et, le rythme s'ébranlant, Vous efforciez d'y croire, un vieux jansénisme Surombrant votre vie ; vous étiez Montherlant... Or, loin des stades où contempler de beaux corps,Qui étreint le temps, les comptes à rebours ordonne, Insufflant tour à tour qu'il faut d'un vrai Romain ; Créer sa cuirace, - mithridatiser belladonne - : Ou, vainqueur, se composant des traits plus humains, Vif, accepter d'Athènes, la joie, lorsque sonne Pour l'éromène les syrinx à quatre mains Et qu'en secret, sans plus remettre à demain, Sur le bataillon sacré et Lacédémone, A l'ironie on s'adonne, à toute détresse Substituant, paonnerie, du garçon les caresses Qui poussent vers le ciel impudique la gloire D'aimer l'unique beauté, aux limbes laissant De guerre le Service inféal et la Moire, Tel, vous avanciez, Montherlant, parfois lassant... Toujours lucide, sec, ou du moins le voulant,Votre Cardinal hanta, mauves crépuscules, Les silhouettes des genévriers qui glissaient, Peuple perdu sur les pentes, ou se haussaient Sur le fragon à admirer les libellules ; Puis réentendant les douloirs de Raymond Lulle, In petto, le rouvre aux corbeaux j'entrenais De vos desseins, et pour mes briards reprenais La vraie tirade de Santiago, l'eau qui brûle La saisissant de mes doigts entre les rochers Moussus ; par quelle audace ou ricochet Me vint de vous mander, écrit sur bloc jauni Aux armes « Michel, frères, co, engrais à Sorgues » Un premier roman, fleurant l'oseille, honnis Les sentiers de solitude, où pleurait l'orgue Des temps perdus, loin d'une bourgeoise culture ?Que vous arboriez, déjà mortuaire, espérant, Le percer… discerner, entre rires de la source Et criailleries corbines, le visage de l'orant... L'immense araignée, porte d'Orléans, tel l'ourse Dans la ruche me saisit ; le parfum des fleurs Absent, la fortitude un instant de mon cœur Glissa. Or, si l'on requiert du laboureur Au bord du sillon ouvert, le grain de la terre, Quant aux radicelles tenaces des fumeterres, Le tour de main à les extraire et la sueur A dépenser pour frôler un parfait labeur, Pour l'impétrant d'abstraites semailles, qu'atterrent Lexiques infructueux et lettres amères, Il fallait, Montherlant, réclamer vos lueurs... Quand entrebâillâtes, effroyable reversLes œuvres, sésame miellé aux passereaux, Et d'autres perspectives que savent les peintres, Ce dont doublant mes voyages sous les rinceaux Des charmes et des quais, dans cet arc en plein cintre De prétention parisienne, me souviendrai Quand il faudra, contre tout dictact - j'avancerai -, S'imposer ou périr. Métaphore tenue, Vous qui mé prisiez l'aura de la "Fleur Inverse " - Pour de plus austères "trobars", iodée l'averse - Chante sur le port où fuir : lors à pas menus Revient votre ombre se blottir, bleue, "banue" Sur l'entrepôt vénitien, bloc à la renverse, Regrettant du Pont-Neuf la statue, et la herse De l'ennui qui en diplologisme chenu Vous tira, la vie importune et complexe Que vous traîniez - hélas! -, sous des abords réflexes Que gouvernait un jansénisme insidieux. Le soleil remonte sur le stade olympique
Hélène Richier A Pierre Belfond, pour clore une conversation |
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