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20 février 2004
Brahms selon Fontanarosa
Si quelqu'un est encore sceptique sur le bonheur
que procure la musique, il faut qu'il aille, sans hésiter, voir
et écouter Patrice Fontanarosa et ses élèves. Ils extraient de leurs
instruments un feu d'artifice aux explosions envoûtantes faites
de rythmes et de sons que l'on ne se fatigue jamais d'écouter et
de réécouter. Musique populaire ? Musique tzigane ? Qu'importe ?
La musique ne peut pas être enfermée dans des mots, puisqu'elle ne s'exprime qu'en notes, traduites en vibrations. Il y a seulement de la bonne musique et des mauvais sons. Les deux sont perceptibles dès les premières notes même aux moins doués de l'oreille. Patrice Fontanarosa, ce virtuose classique du violon et ses élèves (quel bonheur et chance d'avoir un tel Maître !) jouent les vingt et une danses hongroises de Brahms. Pas de chichi ni de grands airs d'artistes tourmentés. Les grands airs sortent seulement des instruments, comme par magie, de cet orchestre qui joue, à l'instar du Maître, très détendu. Sourire aux lèvres ces douze garçons et jeunes filles transpirent le bonheur, la béatitude…à l'instar du Maître… Quelle osmose ! Et toujours, sourire aux lèvres, Patrice Fontanarosa, entre deux morceaux, nous livre un peu de la vie de Brahms, de l'enfant prodige au jeune homme qui se lance dans l'aventure de la vie. Passionnants, cette musique et ce récit. Les clins d'œils entre le Maître, ses élèves et le public, c'est la cerise sur le gâteau : on avale tout comme des gourmets et des gourmands et à la fin on n'est pas rassasiés. Encore ! encore Monsieur Fontanarosa ! et merci de ces moments de musique classique…de musique tout court qui fait vibrer les cordes sensibles du violon secret caché dans nos poitrines. Oscar
Carchidi
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