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EDITORIAL de juillet 2005 Ce mois de juillet qui aurait dû être, un peu partout
en Europe, un mois heureux, celui du soleil et des vacances, a bien
mal commencé. Le Comité Olympique, sans aucune réflexion, a octroyé
les Jeux de 2012 à Londres, en trahissant l'esprit même de cette
manifestation mondiale. Peut-être que l'aréopage moderne et inculte
qui siège aujourd'hui dans des luxueux salons dorés a oublié que
jadis, pendant la période des jeux, tout acte de guerre était banni,
la trêve étant de rigueur. Bien sûr nous espérons qu'en 2012 le
Royaume Uni ne sera plus en guerre contre l'Irak, mais le fait est
que l'attribution lui a été donné maintenant, que son premier ministre
a menti au monde entier sur l'Irak et qu'il est intervenu sans tenir
compte de l'avis de son peuple. Oscar Carchidi EDITORIAL d'avril 2005 Les hourvaris impudiques lancés par les média,
sous l'instigation à peine voilée du Vatican, pendant toute la longue
maladie du Pape, pour ameuter un maximum de monde, ont atteint leur
apogée avec l'agonie et la mort de celui-ci. Ils vont se prolonger
encore un bon moment avec les larmoyantes émissions de l'enterrement.
Heureusement Zitrone n'est plus là pour s'égosiller dans la jouissance
nécrophage. Oscar Carchidi EDITORIAL de février 2005 Oui, cette année a mal commencée. Quelques jours
après de la catastrophe du tsunami, les prévisions les plus pessimistes
donnaient un nombre de victimes qui avoisinait les cent vingt mille.
Quatre semaines après, il semble qu'on puisse parler d'au moins
deux cent quatre vingt mille morts. Dans ce genre de malheur on
ne compte pas les blessés, les mutilés, les lésés à vie. Oscar Carchidi EDITORIAL de janvier 2005 2004 s'est terminé avec le plus grand drame de
nos temps dû à la furie soudaine, incontrôlée et incontrôlable de
la nature terrestre qui dans ses excès de folie programmée a frappé
à l'aveugle. La nouvelle année commence donc avec une plaie géante
et béante qui mettra longtemps à se refermer et dont les traces
resteront vives sur plusieurs générations. Oscar Carchidi EDITORIAL de Janvier 2004 LES EMPOISONNEURS
L'année qui vient de s'écouler nous a été empoisonnée
par un tas d'individus qui font partie de la pègre mondiale et de
ce fait intouchables. On commence par Bush, menteur invétéré, pour
lequel j'ai épuisé toutes les épithètes. Il veut gouverner le monde
et il le peut. Sa force de frappe et sa folie est telle qu'il peut
aller plus loin. Hitler avait commencé plus modestement. La comparaison
ne doit choquer personne. Jadis les dictateurs ignoraient la Société
des Nations ; aujourd'hui ils se moquent de l'ONU, le sacré machin…
Bush continue à s'entêter, bien que, comme c'était prévisible, on
lui ramène quotidiennement du désert irakien sa ration de cadavres
; des enfants qui ne sont même pas morts en héros. Il y a même des
cercueils qui contiennent des cadavres de suicidés. Il y a aussi
des GI's qui se suicident au retour au pays. Pauvres garçons et
filles, dont le plus grand nombre sont black ou hispano qui cherchaient
dans cette armée la reconnaissance qu'ils n'ont jamais eu chez eux,
dans les 'States'. L'occupation bushienne commence à s'éterniser
si bien qu'elle commence aussi à taper sur les nerfs des plus 'gentils'
des Irakiens. Certes ceux-ci ne sont pas des Vietnamiens. Néanmoins
Bush pourrait tout de même réfléchir, et si ses capacités intellectuelles
diminuent de jour en jour, ses 'conseillers' pourraient lui suggérer
une autre voie, la seule : foutre le camp. Mais non ! Quelle parade
a-t-il trouvé pour diminuer ses propres cercueils ? Il invite les
copains de tout bord, même ceux dont il ne sait pas où situer leur
pays, afin qu'il se fassent tuer à la place des siens. Pour une
poignée de couscous (j'allais dire de riz). Le foutriquet est, en
tout cas, un bon manipulateur, mais il y a de plus en plus de Etats-Uniens
qui veulent en découdre avec lui. L'Américain moyen, comme n'importe
quel autre individu sur terre, à force d'être pris pour imbécile,
devient à un certain moment intelligent. Ce serait un malheur pour
le monde si Bush obtenait un deuxième mandat ( bien que le premier,
il l'ait volé).
Le deuxième individu, Blair qui pue comme un blaireau, même quand il se présente devant la Chambre des Communes pour faire des discours scandés par des trémolos, nous a empoisonné la vie avec l'Irak, un peu avec l'Europe et surtout avec l'affaire Kelly. Cette affaire nous rappelle étrangement celle de notre Boulin, qui s'est noyé dans cinquante centimètres d'eau. Pour Kelly, c'est du pareil au même. Qui peut croire qu'un homme touché dans sa dignité et sous le coup de l'émotion planifie froidement son suicide ? Il s'en va au préalable acheter un produit anti-douleur à la pharmacie (a-t-on trouvé la boutique où il a acheté cette drogue ?) puis tranquillement s'en va en forêt, s'injecte le produit et hop se suicide. Il n'y a que les services secrets et Blair qui croient que les citoyens boivent leur balivernes. Pour moi c'est catégoriquement NON. Les conclusions du juge, qui semble pourtant être un type honnête et indépendant (que signifie ce mot dans une justice d'Etat ?), portent sur les questions tordues qui lui ont été soumises. Les vraies questions ont été escamotées. Et sont donc toujours en suspens. Aucune enquête sérieuse ( j'ai dit 'sérieuse') n'est venue se brancher sur cette affaire. En France nous en avons l'habitude : affaire Ben Barka, affaire Boulin et les autres cinquante affaires dont les services 'spéciaux' se sont emparés. Quelques unes de ces affaires sont élucidées de temps à autre. Nous étions en admiration devant la justice britannique, mais c'est désormais elle qui nous copie… Kelly est pour nous un mort éloquent. Nous attendrons le temps qu'il faut. Il est certain que d'ici quelque temps un agent secret l'ouvrira bien fort, comme c'est souvent le cas dans ce genre d'affaires. Que dire de Sharon, sinon que depuis toujours il cherche l'escalade dans la provocation. Cette année il a avancé encore un peu plus avec son mur de la honte, comme aurait dit Churchill. Sa provocation atteint les sommets quand il voudrait qu'à ses actes, ceux d'en face ne repondent guère. Tant d'autres coquins nous ont empoisonné l'existence en 2003 : les bateaux-poubelles des armateurs bidons ; les avions pourris de compagnies pourries qui appartiennent à des propriétaires pourris. L'appât du gain est toujours à la base de ceux qui nous empoisonnent : les politiciens pour garder le pouvoir contre vents et marées et les nantis pour cumuler davantage de dollars. Il y a aussi ceux qui nous ont gâché un moment de bonheur comme Berlusconi, le premier ministre italien, qui, en grand fainéant, homme de chansonnette, n'a pas su donner l'élan qu'il fallait pour arriver à la signature de la Constitution européenne. Fautifs aussi l'Espagne et la Pologne qui ont mis en danger l'avenir de nos enfants. Les autres empoisonneurs ont été (mais il le sont à l'état endémique) les laboratoires pharmaceutiques, les voleurs-politiciens à grande échelle, les banquiers (en général, mais pas tous), les assureurs (en général, mais pas tous), les foulards, les croix, les kipas, et tutti quanti….la liste est longue. Que faut-il faire pour que ces empoisonneurs et d'autres qui sont aux aguets nous laissent vivre en paix cette année ? Les armes démocratiques sont lentes et nous n'avons pas d'armes de destruction massive, hélas ! Et puis à quoi bon ? De Gaulle répondit un jour à Guichard qui lui avait dit qu'il fallait tuer tous les c..," vaste programme !" Bonne année 2004 tout de même de notre rédaction toute entière ! Oscar Carchidi
Clowns, pitres et saltimbanques Depuis quelques mois, il me semble vivre
dans un univers de clowns, de pitres et de saltimbanques de
mauvaise compagnie. Car si les vrais m'ont toujours fait rire
ou m'émouvoir, ceux qui m'entourent aujourd'hui, qui sont
ceux-là mêmes qui gouvernent le monde, me font pleurer et
m'insurger. Vous avez sans doute noté, vous aussi, et avec
votre propre sensibilité, ces suites de situations navrantes,
quand, par exemple, des personnalités supposées sérieuses
répondent avec une pitrerie à des questions sérieuses. Peut-être
est-ce l'effet de la chaleur accablante de ce mois de juillet
qui fait ramollir pas mal de cerveaux déjà fortement entamés
par de multiples causes telles le pouvoir, l'argent, l'alcool
et la drogue, mais il me semble que nous sommes en train de
vivre des sommets de bêtises intenses dignes de rentrer dans
le Guinness des records. Oscar Carchidi Editorial du 25 mars 2003 LES RIGOLOS DE SERVICE
Je n'ai nullement envie d'employer un langage
correct avec des voyous ou mieux encore avec des brigands de grand
chemin. Ils n'en comprendraient pas la finesse. D'autre part si
l'affaire n'était pas si dramatique, j'aurais envie de rigoler
à toutes les imbécillités que Bush, le busher débite à longueur
de journée, accompagné par le chœur de ses généraux fripons. Bush
et ses acolytes croyaient faire tomber Bagdad en vingt-quatre
heures. Il y en a eu d'autres en d'autres temps qui ont envoyé
leurs enfants, la fleur au fusil, se faire massacrer…cela devait
être une promenade…en taxi… Bush s'attendait à voir les Iraquiens
accueillir ses " boys " comme des sauveurs divins après le déluge
de bombes et de missiles que ces derniers font pleuvoir sur le
pays. On dit que l'homme a la mémoire courte. Bush à ce compte
là est déjà atteint d'Alzheimer. Il a oublié la Corée, le Vietnam,
l'Afghanistan et le reste ; l'enlisement et le découragement ;
le sang et les larmes ; l'horreur sans rédemption. Ah ! si son
Dieu pouvait lui faire entendre raison ! L'expérience ne sert
à rien, non plus, quand on est borné et de mauvaise foi. Tout
d'un coup, en effet, Bush s'aperçoit avec indignation, en même
temps que ses généraux ( ceux qui s'entraînent avec des jeux video,
comme autrefois d'autres avec des soldats de plomb ), que le pays
qu'il a agressé et qu'il est en train d'envahir, se défend et
que ses " boys " peuvent aussi devenir prisonniers des Iraquiens.
Alors le rigolo Bush brandit la Convention de Genève ! Tiens,
il s'y connaît celui-là en conventions internationales ? Et que
fait-il de ses prisonniers de Guatanamo ? Et il somme les Iraquiens
de ne pas se défendre. Sinon ? La guerre devrait être meurtrière
seulement pour les Iraquiens selon la Bible du Texan Bush. Mais
son Dieu est aussi un rigolo qui ne reconnaît pas les siens !
On va pas faire de l'anti-américanisme primaire, mais ce Bush
et les caricatures de ses nombreux généraux-Rambos le cherchent.
Les Amerlocs découvrent le plaisir de faire des cartons sur les
papillons de Blair ! Drôle de camaraderie ! L'enquête pourrait
s'orienter vers un mec de Ben Laden, infiltré dans l'armée américaine.
A propos quelle est la couleur de peau de l'artilleur américain
qui a visé cet aéroplane english ? Bush, avec ses manières grossières
de Texan primaire, prêt, par sa culture ancestrale, à dégainer
du Colt, le plus souvent sans raison, s'érige en apôtre d'une
civilisation que n'est certainement pas la nôtre. Et pendant que
les premiers cercueils rentrent en catimini aux Etats Unis, il
jubile de voir qu'il y a des pôoovres petits que se sont fait
zigouiller pour ses intérêts personnels. Minable Bush que depuis
qu'il a volé sa place de président ne cesse de faire des bras
d'honneur à la terre entière, est dans la droite ligne de ses
prédécesseurs qui ont condamné Sacco et Vanzetti, les Rosemberg
et d'autres, après des procès faussés d'avance. Bush, émanation
de la justice de sa fédération qui continue à tuer des innocents
qui ont subi des procès bâclés, souvent à cause de leur peau noire,
doit, s'il y a une justice divine à laquelle il croit, toucher
le gros lot. Ce fou maniaque, nouveau Néron, désormais patron
de la plus puissante armée de la planète, confond dans son esprit
dérangé fiction et réalité. Quand il se réveillera, après avoir
mis à feu et à sang l'Irak, s'il se réveille jamais, il sera peut-être
trop tard. Même pour nous.
Oscar Carchidi
Editorial du 20 mars 2003 FOUS, SCHIZOPHRENES, PARANOIAQUES,
VALETS & Cie
On dit que plus il y a de fous plus on se marre.
Mais quand il n'y en a plus qu'un seul, on ne se marre plus, on
chiale. Bush avec ses yeux porcins, son regard mi-hagard d'ex alcolo
et d'ex drogué (et pourquoi ex ?), fils spirituel d'un fou de Dieu,
l'ayatollah méthodiste Billy Graham, (qui dans les années cinquante
remplissait des stades entiers autour du monde et 'convertissait'
à tour de bras), a lancé son armada contre l'Irak. Il est un criminel
au sens strict du mot car il ne défie pas Saddam à armes égales
et il se croit investi par un pouvoir divin pour imposer sa propre
loi dans un pays et dans une région du monde. Il ne faut pas être
un grand psychologue pour comprendre de sa façon de s'exprimer devant
les caméras qu'il souffre d'une forme aiguë de schizophrénie et
de paranoïa. Je crois que Freud lui-même n'aurait pu le sauver.
C'est pour cela que je plaiderais pour son incapacité intellectuelle,
devrait-il être un jour traduit devant le C.P.I. Il s'est donné
à lui-même la légitimité que l'ONU lui avait refusée. Il a donc
craché impunément sur toutes les nations du monde. La loi du plus
fort l'a emporté.
Que justifie ce diagnostic de schizophrénie et de paranoïa ? Plusieurs arguments peuvent être avancés : en premier lieu la haine personnelle que Bush nourrit contre un autre dirigeant d'un autre pays, à cette occasion Saddam, qui, tous comptes faits, n'est pas pire que lui. Pourquoi ? Une des lubies de Bush, le boucher planétaire, est, prétendument, d'abattre ceux qui ont fourni les moyens d'agir aux assassins du triste 11 Septembre. Or le régime irakien est le seul dans ce coin-là à être laïque et il n'y a aucune évidence que Saddam ait fréquenté ces types de terroristes. Bush, s'il n'était pas schizophrène, aurait dû plutôt s'en prendre à l'Arabie Saoudite, et à d'autres, peut-être au Pakistan. Paranoïaque, car il a voulu se substituer aux inspecteurs de l'Onu. Les armes de destruction massive appartiennent parmi les nations du monde aux USA et dans la région du Moyen Orient à Israël. Pourquoi Bush ne désarme pas son pote Sharon qui, profitant de l'attention détournée des médias, redouble en ce moment ses incursions en territoire palestinien ? Mais Bush n'est pas fou tout le temps. Dans un des quelques moments clairs de sa triste vie il s'adonne à une autre cause : celle de la mafia. En effet, en prévoyant la reconstruction de l'Irak, il a donné à la société de son vice-président la plus belle part du gâteau. Blair, le majordome anglais et Aznar, le valet espagnol seraient-ils des émanations de la CIA comme Berlusconi ? Celui-ci a pu néanmoins se retirer sur la pointe des pieds grâce aux arguments des anciens présidents de la République italienne encore en vie et à celui en exercice, qui lui ont mis sous le nez l'article 11 de la Constitution. Blair et Aznar, contre vents et marées ont tenu bon près de leur maître et seigneur. Qu'ont-ils obtenu comme cadeaux ou quel serment avaient-ils prononcé pour se laisser entraîner, en dépit de toute raison, dans le sillage du fou ? Tôt ou tard nous le saurons, car ces laquais d'aujourd'hui, ayant perdu tout amour propre, s'en vanteront bien, la saison venue. Mais retournons à notre mouton préféré. Bush n'est pas moins dictateur que Saddam. Ayant décidé tout seul à se lancer dans cette chasse meurtrière il s'est élevé sur les gradins où siègent Hitler, Staline, Mao & Cie. Pourquoi s'arrêterait-il là ? Sur la route du retour après la razzia des puits de pétrole irakiens, il pourrait aller donner une raclée à la Corée du Nord. Ensuite qui vous dit qu'il ne pourrait pas s'offrir une halte sur les côtes françaises pour mettre au pas Chirac et les Français ? Bush, le fou, schizophrène et paranoïaque entouré par une horde de foutriquets ne va-t-il pas finir à nous faire aimer des ordures comme Saddam ? Oscar Carchidi
Editorial du 12 mars 2003 Veto et autres questions en suspens 1) Que Monsieur Chirac soit sur la voie d'être
un candidat au Prix Nobel de la Paix, nul ne l'ignore. En tant que
chef de file des Nations qui refusent de passer outre les accords
intervenus à l'ONU, la France est prise, elle aussi, comme cible
par une meute de va-t-en guerre. Mais fait, si pas unique, au moins
rare, tous les partis en France et au moins quatre-vingt-dix pour
cent de la population française est d'accord avec son Président
pendant que Tony Blair ne sait pas à quel Diable se vouer à présent
que ses alliés sont devenus pressants. S'était-il engagé à leurs
côtés en espérant secrètement qu'ils n'auraient jamais franchi le
Rubicon ?
2) A ce point, une question subsidiaire, bien qu'importante, surgit comme de source. Faut-il supporter longtemps dans l'Union européenne, des pays comme le Royaume Uni qui se créent leurs propres lois et qui, dans des circonstances précises comme la présente, font fonction de cinquième colonne américaine ? Vont-ils bafouer la démocratie pour se rallier à un de leurs alliés qui voudraient se surcroît voir disparaître l'Union européenne ? 3) Certes, vu la force de frappe actuelle de l'Oncle Sam, personne ne peut s'opposer à son désir meurtrier, à sa volonté de s'emparer des richesses naturelles d'un autre pays, à sa vue hégémonique sur l'ordre mondial. Il ne reste que le droit de veto - un symbole fort - pour s'opposer au plus fort. Pourquoi, une fois réglée l'affaire irakienne (mais attendons de voir comment et surtout en combien de temps) et " à la mise au pas " de toute la région, qui empêchera Bush, l'ayatollah suprême de loucher sur l'Europe pour y imposer son ordre, sa morale et son Dieu en nommant ses lieutenants Blair pour la zone Nord et Aznar- Berlusconi pour la zone Sud ? Prévoyant Bush, car en criminel potentiel, il a essayé de saboter la CPI. Par peur d'y être traduit un jour ? 4) Bien que plusieurs représentants du Conseil de Sécurité des Nations Unies étaient à même d'user de leur droit de veto au cas où une nouvelle motion aurait été présentée à l'ONU par les Etats-Unis, il me semble que le veto français aurait eu un éclat particulier. La France en désavouant, dans cette affaire, son ami et allié va contre ses propres intérêts, en sachant pertinemment qu'elle se prive d'une partie du gâteau final. En cela, la France assume, à mes yeux, la grandeur de ses beaux jours et son Président Chirac, la stature d'un véritable grand homme d'Etat. C'est l'occasion, me diront d'aucuns, qui fait le larron. Mais, dans ce cas précis, c'est l'occasion qui fait le héro. Vous rappelez-vous de l'histoire racontée dans le film de De Sica Le général della Rovere ? 5) Une dernière réflexion voudrait que pour empêcher un carnage certain, les chefs d'Etat qui estiment la démarche probable de Bush non conforme au droit international, devraient, pour affirmer leurs principes, se rendre comme boucliers humains en Irak. Par charters. Des charters organisés par Sarkozy.
Oscar Carchidi
Editorial du 4 mars 2003 Les Dieux
Le Dieu de Bush n'est certainement pas le mien,
en aurais-je un. Mais je sais que le sien n'est pas le Dieu chrétien
comme il voudrait me le faire entendre. Le sien est plutôt Baal,
le sanguinaire, ou Belzébuth, le seigneur du fumier et des mouches,
ou un quelconque Moloch, gourmand d'enfants passés par le feu. Car,
s'il y a encore deux jours, j'étais sincèrement convaincu que la
raison l'aurait importé sur la frénésie guerrière, aujourd'hui il
faut que je me plie à l'évidence devant les intentions exprimées
haut et fort par les forces du mal, c'est à dire par ceux qui appartiennent
à la raison du plus fort. Aujourd'hui il est clair que Bush et ses
acolytes passeront outre les recommandations de l'ONU et que l'attaque
contre l'Irak est imminente. Il n'y aura pas de miracle, même pas
avec la médiation du Pape. Et qu'on ne se trompe pas : si, à la
suite du néfaste onze septembre, je faisais confiance à Bush et
à son équipe pour éradiquer le terrorisme d'Etat, aujourd'hui je
suis obligé de me rendre compte que le terrorisme a changé de quartier
et qu'il s'est installé confortablement à la Maison Blanche. Bush
le Grand Inquisiteur qui fustige à tort et à travers quiconque ne
lui plait pas au nom de son Dieu, devient un vulgaire terroriste
en lançant sa puissante armée contre un Etat souverain et laïque.
Aujourd'hui le danger c'est Bush car s'il donne l'ordre funeste,
il va mettre a feu et à sang une bonne partie du globe. Les armes
de destruction massive n'existent plus chez Saddam, autrement les
Américains auraient identifié leur position depuis qu'ils ont cartographié
le pays en long et en large. Qu'on ne me reprenne pas en me citant
les méfaits de Saddam Hussein, autrement on m'obligera à citer la
Corée du Nord et je demanderais aussi pourquoi Bush ne va pas envahir
le Nigeria, où, au nom du même Dieu que le sien, on lapide des femmes
sur la place publique. La raison, la vraie raison, que Bush ne cache
plus, mais que tout le monde connaît depuis longtemps, est qu'il
veut s'emparer des puits de pétrole irakiens. A quel prix ? Les
enchères sont lancées : cent, deux cent mille morts ? Qu'importe
! Son Dieu est assoiffé de sang et lui, Bush, de pétrole. Mais parmi
ces morts un certain nombre seront des GI's. Dieu, celui de Bush,
( et comme tous les Dieux), est aveugle mais pas raciste : un mort
c'est un mort. Dès que le premier avion chargé de cercueils rentrera
aux Etats Unis, l'Amérique désenchantera. Il se pourrait que le
glas retentisse alors aussi pour l'administration Bush. Dieu, celui
de Bush ne pourra, à ce moment-là, plus rien. La maxime millénaire
passera de bouche en bouche comme une litanie pour une nouvelle
messe : vox populi, vox dei. Un peuple-Dieu qui a pris conscience
de la bêtise d'un puissant aveugle et surtout goinfre en pétrole.
Oscar Carchidi
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